C’est dans la localité rurale de Vibraye (72) au nord-est du Mans que nous nous retrouvons pour cette journée d’action régionale St Eloi 2025. Comme souvent en cette période le ciel est bien chargé mais cela ne nous empêche nullement de nous préparer à vivre une journée bien remplie avec la visite de « Passion-Méca » le matin et « la Commanderie des Templiers » l’après-midi.

Première partie : Passion-Méca et ateliers usinage ALD :

Comme souhaité par le dirigeant pour des raisons pratiques, nous ne sommes pas très nombreux, une quinzaine, à nous présenter devant l’atelier de « Passion-Méca ». Jacques Buchoux nous accueille chaleureusement autour d’un copieux café et ses viennoiseries. Il y a là tout ce dont nous pouvions rêver après une route matinale humide et fraiche.
Jacques Buchoux nous parle alors de sa passion pour la restauration de pièces anciennes automobiles, aéronautiques ou autres. Blocs moteur Hispano-Suiza, Delage 1927, culasses Alpine, etc. Avec un talent oratoire certain, il nous captive à travers l’évocation de ses activités, voire ses combats pour arriver à ses fins. Malgré son âge, il fait preuve d’un dynamisme que beaucoup de plus jeunes pourraient envier. Tout cela est tellement passionnant que nous en oublierions presque d’aller visiter son atelier de fonderie juste à côté.
Nous découvrons un bel atelier doté de moyens modernes de fusion d’alliages légers aluminium ou magnésium ainsi que des moyens de moulage, noyautage, traitements thermiques et contrôles. Les pièces en fonte ou acier sont sous-traitées dans des fonderies alentour. Des moyens de CAO et CFAO sont utilisés pour permettre la conception ou reconception des pièces. Jacques Buchoux assure ainsi toute la chaine de réalisation de A à Z.
Mais les choses ne s’arrêtent pas là, car Jacques Buchoux, ancien créateur d’entreprises performantes, ne peut se résoudre à une retraite tranquille. Il s’investit personnellement dans l’aide au développement d’une entreprise d’usinage située à proximité. Nous nous y rendons et découvrons un atelier tout récent équipé de machines d’usinage modernes de fraisage, perçage, etc. Il y a même de la découpe au fil de tungstène et des moyens de contrôle tels que machines de traction, scanner 3D, métrologie, etc.
Jacques Buchoux nous parle aussi de son engagement auprès des jeunes pour les aider à trouver leur voie et éventuellement leur transmettre certaines valeurs utiles dans la vie.
C’est sur cette note optimiste que nous quittons Jacques Buchoux compte tenu de l’horaire mais aussi du fait qu’il doit partir dans la foulée en Chine réceptionner une machine de noyautage à noyaux céramiques, une première en Europe.

Deuxième partie : Repas à « L’auberge du Chapeau Rouge » :

Cette visite nous a mis en appétit et nous nous installons autour d’une bonne table. Notre président nous souhaite à nouveau la bienvenue, nous remercie de notre présence et évoque les activités du Groupe Grand Ouest de l’ATF- AAESFF. Le groupe Ouest arrive au terme de sa troisième année de reprise d’activités dans la région. Il remercie pour cela les membres du bureau, Christian Gaillard (VP), Michel Liébert ainsi que Estelle Moreau et Marie Glacet (Secrétaire), ces dernières n’ayant pas pu se joindre à nous cette fois-ci. Le président invite Christian Gaillard à nous faire part de ses impressions suite à un voyage touristique tout récent au Japon. Ce compte rendu intéressant déclenche une vague de réactions autour de la table, prémisse à des discutions soutenues tout au long du repas en toute convivialité. A noter la présence d’anciens élèves de L’ESFF allant des promotions 1958 (Maurice Rolland) à 2025 (Arthur Cojean), tout jeune diplômé.

Troisième partie : Commanderie des Templiers d’Arville :

Fondée au XIIe siècle par l’ordre du Temple, la Commanderie d’Arville reste aujourd’hui, par l’importance de ses bâtiments, l’une des commanderies les mieux conservées de France. Un guide nous attend à l’entrée et nous retrace l’histoire des Templiers avec cartes et supports explicatifs à l’appui. L’histoire est complexe et bien que nous n’étions pas totalement ignorants sur le sujet, nous en apprenons encore beaucoup.L’ordre du Temple est en fait un ordre religieux et militaire, né à la suite de la première croisade qui s’achève en 1099 par la conquête de Jérusalem. La situation des nouveaux territoires emportés par les croisés, les États latins d’Orient ou États francs, est alors fragile : les Templiers s’attribuent une double mission : la défense de ces États, dont Jérusalem est le point névralgique et la sécurisation des routes menant au pèlerinage de la Ville sainte, par les points d’accès situés en Orient.
Reconnu officiellement au concile de Troyes en 1129, l’ordre du Temple se constitue dans toute la partie occidentale de l’Europe un réseau de commanderies, avant tout grâce aux dons. Le rôle de ces établissements templiers est essentiel : le recrutement de nouveaux membres de l’ordre envoyés ensuite combattre en Orient pour défendre les Etats latins et le financement des activités militaires de l’ordre en Orient, grâce aux revenus économiques dégagés de l’exploitation de ces commanderies.
Nous traversons ensuite le site ou d’autres explications nous attendent dans l’église des templiers puis un grand pigeonnier d’époque. C’est après une journée bien chargée que nous nous séparons pour rejoindre nos domiciles respectifs plus ou moins lointains.