C’est à Roazon (Rennes) et sous un soleil magnifique qu’a lieu notre sortie de veille d’été des associations AAESFF et ATF. Une grande partie du groupe se retrouve à la station de métro Viasilva pour se rendre place Sainte Anne grâce aux indications de notre camarade Bernard Chabanne (promotion 72).

La journée commence par la visite du Rennes historique. Notre charmante jeune guide nous retrace la riche histoire de cette ville depuis la préhistoire jusqu’à nos jours.

À l'époque gallo-romaine, la cité des Riedones porte le nom gaulois de Condate. La ville voit son pouvoir politique s'accroitre au Moyen Âge en devenant successivement forteresse d’entré en Bretagne puis capitale du duché de Bretagne. Sous l'Ancien Régime, l'union de la Bretagne à la France range progressivement Rennes au rang de grande ville provinciale. L'implantation du Parlement de Bretagne à Rennes date du XVIe siècle La Bretagne a conservé jusqu'à la Révolution française une certaine autonomie à l'égard du pouvoir royal de l'époque. Rennes est aussi la ville des incendies : parmi les plus célèbres, le terrible incendie de 1720, le centre médiéval en bois de la ville est partiellement reconstruit en pierre (granit et tuffeau) et l’incendie du parlement de Bretagne en 1994. Restée majoritairement rurale jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Rennes s’est beaucoup développé au XXe siècle. Nous traversons la place Ste Anne et sa basilique de « Notre Dame de Bonne Nouvelle », le Couvent des Jacobins, le grand marché envahi d’étals de fruits et légumes bien attirants. Nous rentrons dans la ville médiévale par la Porte Mordelaise des remparts (vers Mordelle).  Le groupe, à l’écoute de détails historiques et d’anecdotes, déambule à travers les rues de la vielle ville médiévale avec ses maisons typiques à pans de bois (et non pas à colombage comme on dit en d’autres régions). Visite de la Cathédrale Saint Pierre. Puis direction la ville nouvelle (de pierre) avec ses beaux immeubles, son Opéra pour arriver place du parlement où se termine la visite.

Déjeuner au restaurant « Le Piccadilly », place de la Mairie, autre endroit historique ou les artistes avaient pour habitude de se réunir au début du XX ieme siècle. Le beau temps autorise le repas en extérieur, sous les arcades, ce qui est fort agréable. Notre président de l’Ouest prononce un petit mot d’accueil, remercie les organisateurs et souligne la présence d’Odile Dumas ancienne secrétaire de l’Ecole pendant 38 ans. Suite à cela, les discussions vont bon train dans une ambiance très conviviale. Les plats servis sont également très appréciés et cette adresse restera dans les mémoires.

Nous reprenons le métro et nos voitures pour nous rendre au Musée des transmissions à Cesson-Sévigné. Là, nous attend une guide qui va nous faire vivre l’évolution des communications entre Hommes, de la préhistoire à nos jours ; communication, évoluant comme le progrès, souvent à travers le militaire.

Le musée porte le nom du général Gustave Ferrié (1868-1932), polytechnicien, militaire, ingénieur, scientifique et précurseur dans le domaine des transmissions. Aux origines les premiers signaux visuels ou sonores sont utilisés comme les feux, la fumée. Avec la céleustique, les tambours et les trompettes. Sur de longues distances apparaissent les pigeons voyageurs, la poste à cheval et les signaux visuels comme le télégraphe optique de Chappe. Après la découverte de l’électricité par Volta, arrive la transmission par Morse et techniques équivalentes. La découverte de l’électro-magnétisme ouvre la porte au téléphone et ses centraux puis à la transmission hertzienne par antennes. Un espace plus militaire encore nous fait découvrir la nécessité de crypter les informations avec par exemple la machine « Enigma » puis les machines de nouvelle génération. La visite se termine sur l’ère spatiale contemporaine.

En fin d’après-midi, peu décidés à se quitter, nous décidons de prendre un verre bienfaiteur dans un bar terrasse en bord de la Vilaine.